Cogito ergo scribo

15 décembre 2015

Entretemps

On se retrouve.

Je l'ai vue, elle m'a vu, alors.

Je repense à ces jours, déjà, ces semaines, déjà, beaucoup de temps déjà.

 

On est quatre sur le chemin.

On parle, on rit.

Des lettres dans nos noms,

Plein de petites choses.

On en rit.

Je repense à nos rires, depuis des jours, des semaines, quelques mois peut-être même. De tout et de n'importe quoi. De rien, pourquoi pas.

 

On ne voit pas ces minutes passer.

Elle descend déjà.

À demain peut-être.

Je vois le regard que S m'adresse, je réponds à son sourire. Elle semble sûre d'elle. On s'échange des tonnes de choses, sans rien dire, l'espace d'un instant.

 

On a discuté, tous les trois, ri encore,

De tout, de rien. Aussi, pourquoi pas.

Quand nous sommes descendus, il a commencé à pleuvoir.

J'ai eu une pensée, dans ma tête, puis une autre, une très belle, une beaucoup moins, une hésitante, une qui s'est perdue.

 

Ici et là, entretemps,

Incertitude, sûr de rien.

Pourquoi ne pas en rire. Après tout.

On ne fait que ça. Nous.

 

Et il pleut toujours.

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14 novembre 2015

V13

Une flamme, un tir, une étincelle, et ils sont partis, ils ne sont plus, eux qui d'un nombre de trop veillaient dans un état d'horreur, une infamie de pleurs, de coulées, en un soir, en une nuit, la ville se putréfie, de la foule pétrifiée, la gâchette pressée, ils ne savent rien, ils transmettent ce que l'on ne sait pas, leurs avertissements, ou leur âmes peut-être, elles implosent, dans leur explosion, exécutées, volent en éclats au coeur des balles, tout se déforme, une pensée horrifiée, ils se pressent, s'emportent, mais pour aller où dans leur peine ? Penser pour le mieux, donner ce qu'il reste ou ce qu'il est toujours, réconforter dans l'agonie, recevoir ou envoyer ce qui fait battre, "c'est horrible", "ne t'en fais pas", "prends garde à toi", "fais gaffe", "rentre vite", "où es-tu", "je pense à toi", "tout va bien", "dis-moi que tu es loin d'eux", "pourquoi tu ne réponds plus", "tiens-moi au courant", pour qu'il y ait encore d'autres appréhensions, pour qu'il soit de répondre, de questionner, de prêter le I don't know à son Follow pour pouvoir avancer, retransmettre, se parler à soi-même, s'héberger ou se lamenter, se préserver ou dire à ces journalistes que ce sont "Eux", que comme une autre fois ils ont tout vu de leurs yeux aveugles, aussi jeunes soient-ils, qu'ils soient même dans la musique pour rendre acte sans se rendre compte de ce qu'ils tiennent, de par cette mauvaise passe pour aller droit au but, et c'est un carton rouge, un carton rouge sang, qui se déchire par le comble du sentiment d'insécurité, courir, crier, fuir, jurer, une identité à craindre cachée, planquée comme ceux qui sauvent d'autres inconnus, qui les rejoignent là ou leur souffle peut reprendre, cachés du danger comme la vérité non transmises à tous ces spectateurs qui entendent encore au loin le drame jaillir de ses tirs dans le tas, leurs mains levées en l'air ou immobiles sur le sol, à terre, ouvertes dans la fermeté, à ressentir une rancune, à la subir, une rancune qui ne peut exister, ne peut sortir de nulle part, sauf peut-être d'un autre endroit, d'une autre manière, quelque chose dont on ne sait rien, mais qui se propulse tout de même des gestes de ces quelques cons qui ne font que tuer, rendant un désert de béton dans les rues plus pesant que jamais, à l'apogée d'une tension plate et inerte, qui après un "Je Suis Charlie" plein d'espoir fait revivre dans un nouvel enfer des victimes coupables de leur manque de chance, si on peut l'appeler ainsi dans le chaos d'informations fausses et inconnues qui ne touchera que le moral d'autres témoins de ce vendredi treize, dans l'évanouissement du merveilleux, de quelques sirènes qui ne sont plus les mêmes mais qui hurlent toujours, transportant avec elles une protection supplémentaires ou ramenant quelques soupçons d'yeux ouverts, yeux de ceux qui plus tard sauront qu'ils sont restés parmi nous en une soirée, dans un carnage emportant une centaine d'autres habitants du chagrin, à qui, je l'espère, on saura rendre hommage.

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15 juillet 2015

Feu !

Allez, aujourd'hui j'écris. Pour la bonne cause. Pour hier quoi.

Ceux qui me connaissent savent bien qu'hier fut un jour assez particulier pour moi..........Bon pour tous les autres français, ok. Mais pour moi plus. Na.

Donc après avoir reçu 15 piou-pious chtarbés dans la face, j'ai décidé d'aller voir le feu d'artifice. Je ne peux pas le manquer, c'est un minimum d'y assister.

Et comme chaque année, il était lumineusement impressionnant. À mon grannnnnd plaisir.

=)

Avec toute cette foule je m'attendais à la galère , mais le pont des Invalides m'a sauvé. Et j'avais une super vue en plus. Tant que mon champ de vision était hors des lampadaires.

Je pourrais dire que cette année, le feu n'aura pas été aussi beau que celui de 2014, mais ça c'est juste parce que le 14, c'est le-meilleur-de-tous-les-nombres-un-point-c'est-tout.

Favoritisme.

J'ai évidemment tenté de prendre des photos, mais bon, sans appareil, je me suis retrouvé avec un flou de qualité sur les prises de mon meeeerveilleux téléphone.

Surtout avec le zoom.

Regardez plutôt :

Feuuuuuu

Ceci est un fragment du bouquet final ! Mais si ! Incroyable non ?

J'ai rogné la photo, hein. Je n'aurais jamais pu prendre cette belle bleue avec un cadrage aussi parfait.

Mais ce flou...

J'aurais chargé cette image à la place...

TheFloutisme

 

...Que ça aurait eu autant de sens.

Du bas de mes 15 ans, je souhaite de bonnes vacances aux terriens.

Qu'ils soient comme moi : des flemmes.

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12 juin 2015

A Step, a Stage

 

S

 

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11 juin 2015

Théâtral

Dit et entendu... Vu et joué... Amusé, vécu. Théâtralement.

 

"Et vous y pensez souvent ?"

"Nullement."

"Point du tout."

"Au contraire !"

"Je crois que tu te fais une fausse idée de Bob."

"Tu vas voir un peu tout à l'heure, si je ne vais pas aller t'apprendre la politesse avec une bonne paire de claques !"

"Ah, vous giflez ?"

"Ce serait pour dix fois, oui !"

"Vous pensez que je suis bizarre ?"

"Mais non, mais non. Je suis satisfait de penser que tu es une femme honnête."

"Elle n'a aucune puissance ! Aucune autorité !"

"N'oubliez pas, mon vieux, que c'est vous qui me l'avez fait engager."

"Vous avez de belles mains..."

"Comment cela ?"

"Du calme ! Madame a raison."

"Raison ?"

"À chaque fois que je prends le train."

"Raison !"

"Parfaitement, elle rôde dans les coulisses depuis huit jours !"

"Vous voulez donc que je vous extermine ?"

"Dois-je servir le thé ici, comme d'habitude ?"

"Doucement, hein ?"

"En tout cas, je vois que tu prends gaiement la chose."

"Mais, mon ami, comprenez donc..."

"Pourquoi comprendre ? Moi je ne veux plus comprendre."

"Mais, enfin, cependant, voyons..."

"Si, je veux savoir la vérité !"

"Je vous écoute, mon ami."

"J'ai eu un arrière grand-oncle qui s'appelait Bob et qui a violé le président des États-Unis !"

"On ne peut pas plus clairement s'exprimer."

"Mon dieu mon dieu, mais c'est horrible ce que vous me dites-là !"

"Comment ! Tu n'es pas encore morte ?"

"Quelle détestable fille... Mais j'ai envie de thé."

"Allons, tais-toi !"

"Vous la trouvez comment, la petite Fillot ?"

"Certes, je puis le dire à voix haute..."

"J'ai bien pensé toute la nuit. Tu es folle."

"Elle a un corps charmant oui !"

"Tu ne manques pas d'audace !"

"Vous parlez sans savoir, comme une vieille bête que vous êtes."

"Monsieur ! Monsieur ! C'est horrible ! C'est infâme !"

"Qu'est-ce qu'il y a donc ?"

"J'ai à vous dire que vous vous comportez de plus en plus mal."

"Menteuse !"

"Cake ou toast ?"

"Goûtez !"

"Pourquoi attendre trois jours ?"

"Ah bien, mais nous voilà d'accord !"

"Vous y êtes, Georgette, vous y êtes !"

"C'est très juste."

"Imbécile !"

"Gueuse ! Scélérate ! Plaie de ma vie !"

"Ne me dites pas que je vous ennuie..."

"Pourquoi donc ?"

"Il n'y a pas de quoi."

"Asseyez-vous."

"Je suis réputée pour l'extrême douceur de mon caractère..."

"Pourquoi l'as-tu forcé à s'asseoir sur une chaise qui le répugnait ?"

"J'ai les pieds prenants, j'en profite."

"Tu serais bien avancée s'il s'était cassé la figure, hein ?"

"Je vous préviens que vous êtes allée trop loin."

"Allons ! Bon ! Qu'est-ce qu'il y a eu encore ?"

"Il y a simplement que mademoiselle Fanny Talmont est en train de foutre ma pièce par terre !"

"Quoi donc ?"

"Vous devriez peut-être moins prendre le train."

"Mais enfin, il y a eu quelque chose, un petit quelque chose, c'est certain..."

 

Le 09/06/2015.

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05 juin 2015

Ze pédaleur

Je n'sais pas si vous avez remarqué, vous autres, mais s'il y a bien un jour cette semaine qui doit être associé à la transpiration, c'est aujourd'hui. Du moins chez les Parigotêtesdeveau. Je sais que le soleil est toujours resplendissant le vendredi (vous m'excuserez pour ma vendrediphilie) , mais bon, là today, il y a quelques heures, pour moi, c'était le *RRRRRRRHHH* les yeux mi-clos, à se précipiter sur la première bouteille d'eau capable de m'arroser de sa fraîcheur. Rââââh, le cours de sport.

CHALEUUUUUUR

Et comme vous pouvez le voir, j'ai pu me défouler sur mon ordinateur pour réaliser un portrait-robot de la tête du parigot en chaleur, like me.

 

...Et le numéro complémentaire, le 32 !

32 degrés Celcius de température, c'est trooooop.

On est en juin.............On n'est qu'en juin. Si en juillet on atteint les 40 degrés, ça va devenir légèrement insoutenable dans la plus-belle-ville-du-monde-ornée-de-sa-couronne-de-pollution. Enfin bon, ne jouons pas trop les devins.

 

Et évidemment, la chose que l'on aime pas, dans cette chaleur, c'est... Les lieux enfermés. Comme... Vous savez... Les petites chambres en hauteur, les cabines téléphoniq.....ENFIN là je cite au hasard des cas de figure, j'en ai un en particulier qui me ronge l'esprit... Autant y venir tout de suite, avec pour vous cette impression de déjà-lu... Le tramway, MOUHAHAHAAAAAAA !

Tramaléfique

Je me défoule aujourd'hui, je me défoule.

Aujourd'hui je suis content ! Car... Ma (combien déjà...) neuvième moitié s'est fonctionnellement réconcilée avec moi. Et oui.

20150605_151248-1

Il n'est tout de même pas dit que remonter en pédalant donne une sensation de fraîcheur.

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29 mai 2015

Enchaîner, s'enchaîner

Viens ici

Si tu veux

Veux à moi

Moi me dire

Dire du vent

Vendredi

Dis-moi tout

Ou de rien

Rien de mal

Mal de coeur

Heureusement

Mentis-moi

Ou alors

Orne-nous

Nous sans creux

Reviens

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26 mai 2015

Vélo

Il y a des choses qui sont comme d'autres parties de moi. Qui n'ont l'air de rien mais que j'adore, dont je n'aimerais pas me séparer. J'aurais tellement d'exemples. Mes écouteurs, mon porte-clef qui s'accroche au sac Eastpak, mon vieux doudou que je laisse traîner dans un coin depuis longtemps, une photo de classe datant d'un certain nombre d'années, mon cerveau - hum , etc... Plein-plein de choses, dont... Mon vélo.

Mon vélo, mon beau vélo, mon fidèle vélo, mon grand vélo, mon vélo passe-partout, mon vélo à qui je raconte mes secrets les plus profonds... Oubliez immédiatement cette dernière proposition.

Oui, s'il y a bien un truc que j'adore, c'est faire du vélo. Si je peux je fais. Pour moi c'est simple : Vacances avec balades en vélo = Balades en vélo pour les vacances. Sortie vélo avec la famille = "Râh mais si seulement ils pouvaient se bouger un peu, ceux-là" . Descente = Youuhouuu. Montée = Youuhouuu. Matinée de cours ensoleillée avec l'été qui approche = Pas question de moisir dans un tramway. Ah ben, c'est justement d'une matinée comme ça que je veux vous parler.

Ce matin était un beau matin. Je m'étais levé de bon matin. Cause lycée. Ce matin-là (il faut que j'arrête avec ce mot) , j'enfourche ma neuvième moitié (réfléchissez bien à cette expression.) , et je commence à filer à travers les rues. Tranquillement.

*Voup' voup', zuiiiiiiiiip', roul' roul' roul '.*

J'approche de ma [...] destination. Seulement, même avec la musique dans les oreilles, je me rends compte que Lui, il fait un bruit bizarre. Je ralentis un peu, il y a bien une sorte de frottement par terre. Mes oreilles n'en croient pas leurs oreilles, alors je regarde un coup en-dessous de moi, et là, horreur. Mes yeux n'en croient pas leurs yeux.

"Il... Il est en train de me lâcher", me dis-je. Et c'était vrai. Mes yeux grands comme des assiettes fixaient une roue arrière en train de se dégonfler. Dans ma tête ce fut le grand "NOOOOOONNNNNN !!!! " . <-- Ça ressemblait à différentes scènes de film dans lesquelles on peut trouver des exclamations de ce style, je vous laisse en imaginer quelques unes, en revanche que personne ne me cite "Star Wars" ou "Le Roi Lion" please, c'est trop classique.

Je suis au moins arrivé à ma [...] destination quand Lui allait totalement m'abandonner. Je l'accroche, tout est bon, j'y suis. Mais évidemment, je me doute bien que c'est le retour, deux heures plus tard, qui se doit de poser problème. Pas de vélo dans le tram' , pas de vélo sur le vélo à moins de vouloir bousiller mes jantes en plus du pneu à plat. Je sens venir le destin... Le trajet à pied.

Bref.

Je pense que je vais divorcer avec mon vélo. Ce traître. Cet infidèle.

Posté par clem 14 à 21:36:10 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Nouveau départ

Salutations, lecteur. C'est un plaisir de te retrouver ici. Tu m'connais ? Peut-être...Peut-être pas. Mais si tu commences à lire mes messages, c'est que tu n'est pas loin d'apprendre deux/trois petits trucs sur moi.

Ce nouveau blog ? Son thème ? L'écriture. Enfin... C'est vaste comme sujet. Pas n'importe quel type d'écriture... La mienne ;-)

J'ai envie de publier un peu de tout et de n'importe quoi. Parfois même des textes sans beaucoup d'intéret, tant que ça me passe par la tête.

Si tu n'arrives pas à suivre, lecteur, voici l'histoire. J'avais déjà créé un blog, un univers, auparavant, avec Clem's News , mais je trouvais le contenu de moins en moins pertinent au fil du temps... Puis, fini les posts. Des messages supprimés, un blog sans vie.

Bref, nouvelle tentative, je crée ce nouveau blog.

Lecteur, c'est là que tu vas te dire que tu connais la suite : que je vais te solliciter à mort. "Allez viens, viens, viens, on est tellement bien ! C'est bien ici... Viens !"

Bon alors, non, je ne dirai pas ça, je laisse le lecteur faire ses choix, non mais.

J'ai déjà quelques idées sur les thèmes que je pourrais proposer... Et je vais tenter de faire jaillir tout ça rapidement.

A+, lecteur.

Clem.

Posté par clem 14 à 19:04:00 - Commentaires [6] - Permalien [#]